M mawozo, epi?

« Euh.. Salut! » je lui ai dit timidement. Elle se tourna, me remarqua pour la première fois. Et pour la énième fois, elle me faisait le même effet. Mon cœur qui quittait ma poitrine. La terre qui semblait tourner en ralentit. Les cordes qui se nouaient dans mon ventre. Je crois que tous les mecs ont dû ressentir ça au moins une fois dans leurs vies. Moi, je vis cela au quotidien. Mais bon, à chacun sa galère!

« … Je suis aussi étudiant en 2e année à la faculté des Sciences Humaines. Nous avons quasiment suivi tous les cours de l’année préparatoire ensemble. Je crois que tu as choisi la psychologie. Moi, je suis en Communication. » Et je lui tendis la main en continuant: « je suis… »  Elle ne me laissa même pas terminer ma phrase: « et tu crois que tout ça m’intéresse? Tu vas me dire ton nom, tu espères qu’on va devenir amis mais, au fond ce que tu veux c’est sortir avec moi. Et bien soyons clairs: on ne sera pas amis. Je ne veux même pas savoir ton nom. » Puis elle se tourna, héla un taxi, y prit place sans jamais se retourner. J’étais resté clouer là essayant de comprendre ce qui venait de se passer. C’était la 5eme fois que je la rencontrais ici, à l’institut français. La première fois, j’étais avec mon pote Alberting. Elle était assise au premier rang. Elle avait l’air d’être une habituée de l’endroit. Alors j’y suis revenu tous les jeudi soir, 7h. On ne se voyait plus à la fac. Elle avait choisi la psychologie et moi la communication. On n’avait pas de cours en commun. Et quand je l’avais vu ce jeudi soir-là, c’était comme si je l’avais retrouvée. Et je m’étais fait la promesse de ne plus jamais la perdre. Je sais que c’est fou. Avoir peur de perdre quelqu’un qui ne connait même pas ton existence: c’est fou. C’est ça l’amour, non? Et oui, j’avais décidé de lui parler. J’avais pris tout mon courage à deux mains. J’avais même préparé un speech. Speech soit dit en passant que j’avais complètement oublié malgré toutes les répétions que j’avais faites sous la douche. Et dire que.. j’y comprenais rien. Qu’est-ce qui venait de se passer? Elle s’appelait Vanessa. La première femme que j’ai vraiment aimée et, bien que je ne crois pas en avoir parlé à un psy, la première femme à m’avoir traumatisé. Depuis ce jour, quand j’essaie d’aborder une fille que j’aime, j’ai la frousse. Pourtant si la même fille ne me fait aucun effet, je pouvais être d’un naturel amusant avec elle. Toutes mes amies me trouvent adorable. Je dois aussi préciser que je dois être le gars qui détient l’indétrônable record Guinness du gars coincé dans le plus de friendzone. La plupart de mes amies, je les ai toutes aimées un jour. Me suis masturbé au moins une fois en pensant à elles. Bref, je suis ce gars minable. Mais si t’es une fille et qu’on se croise un jour, t’en prie, tiens pas compte de tout ça….

À suivre…

5 commentaires sur “M mawozo, epi?

  1. Istwa à bezwen swit Sam.
    M pa menm konnen kijan ti bonnonm lan rele.
    Li pa mawozo non plus.
    Il est juste amoureux de cette fille indifférente à son amour.

    J’aime

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