Fais gaffe, I’m just a flirt

J’étais assis, nu sur le lit en face du grand miroir. Je me regardais en me demandant si cela en valait la peine. Ce n’est pas que je n’avais pas aimé, c’était formidable. Mais qu’est-ce que quelques minutes de plaisir ? En fait, ce que l’on cherche, c’est le bonheur. Et le plaisir n’est que ce truc dérisoire qui nous donne l’illusion du bonheur. Et on tombe dans le panneau. Puis on devient accro. On se perd dans l’illusion et à chaque fois qu’elle s’arrête, on rembobine la cassette, on recommence. C’est dans ce piège que sont tombés tous les toxicos ! Ils reprennent la drogue juste pour retrouver ce bonheur illusoire. Voilà ce qui m’était arrivé. Trente minutes avant, je n’étais pas en train de philosopher sur ma vie. J’étais avec cette fille que j’avais rencontrée dans un concert de slam. Elle avait des locks. Et c’est la première chose qui m’a attiré. En fait, je trouve que les tresses augmentent le sex-appeal des filles. Cela doit être un petit côté fétichiste. Mais bon…chacun ses trucs… On a parlé comme ça. Je parie que ça a commencé avec un sourire (Je suis un fan des sourires). On a parlé d’abord de slam, des textes qu’on aimait particulièrement puis elle a pris son téléphone, ses oreillettes et m’a fait écouter « les voyages en train » de Grand corps malade. Elle avait ces oreillettes bluetooth très prisées de nous jours qui sont comme une petite corde à laisser tomber sur son cou avec les écouteurs à son extrémité. On est d’accord ce genre d’oreillettes ne sont pas faites pour écouter de la musique à deux. Mais au bout de quelques secondes, elle voulait déjà écouter avec moi. Et j’ai aimé la proximité qu’il a eu entre nous. Elle était si proche de moi que je pouvais prendre son odeur. Que ses locks étaient si près de moi que j’ai eu grave envie d’y perdre mes doigts. J’ai résisté le temps de la musique et quand elle reprenait les oreillettes, je mis comme un enfant à jouer avec ses tresses. Elle me regarda un peu surprise, me sourit et me demanda si j’aimais.

_ Peu importe la fille, il suffit qu’elle en porte pour que je la trouve incroyablement sexy.

_ N’est-ce pas là une manière de me dire que tu me trouves sexy ? Répondit-elle faussement timide.

_ Je crois que même si tu n’avais pas de tresses, je t’aurais trouvée diablement sexy.

_ Diablement ?

_ Je trouve que ceux qui ont à voir avec Dieu sont purs, sains… Tu ne me fais pas cet effet-là. Tu me fais plutôt l’effet de ces péchés mignons, tentation irrésistible…

_ Je ne suis pas sûr que ce fût un compliment.

_ Moi, non plus. Dis-je tout souriant. Tu rentres chez toi ?

_ Où veux-tu que j’aille ? Bien sûr que je rentre chez moi. Cela fait une quinzaine de minutes depuis que le concert est terminé.

_ En fait, tu veux qu’on aille prendre un verre avant ?

_ Juste un verre ?

_ Ou plusieurs, si tu veux. Allons-y.

Elle était adorable. Elle avait de la conversation. J’adore cela chez une fille, qu’elle soit cultivée. Je crois de ce côté-là, je suis un vrai sapio ! On va l’appeler Linda. Et non, Linda, ce n’est pas son vrai nom. En fait, Linda c’est le nom d’une actrice chez Dorcel. Pourquoi je l’ai appelée ainsi ? Elle a dû me rappeler un truc… de quoi on parle, bon sang ? Revenons à Linda, la fille du concert. On a bu quelques bières. En fait, on a bu quatre bières, deux chacun. Je n’avais pas beaucoup d’argent. On a passé un moment incroyable, puis on a décidé de rentrer.

_ Vraiment ?

_ Quoi ? Me répondît-elle perplexe.

_ Tu t’en vas sans prendre mon numéro ?

_ Mais c’est l’homme qui doit demander son numéro à la dame si elle lui plait.

_ Ah ! Bon ? Et si l’homme plait à la dame, pourquoi elle peut pas prendre son numéro ?

_ Qui te dit que tu me plais ?

_ Je n’en sais rien, dis-je l’air un peu triste. Mais moi, ce n’est pas que tu me plais pas, c’est juste que je voulais pas te donner l’impression que je suis un gars facile…

Elle n’a pas su s’empêchait de rire en éclat et c’est là je me suis rendu compte à quel point était mignonne. Et je me suis tout de suite mis à la désirer.

On a passé la semaine à s’écrire, à flirter plutôt et quand je lui ai dit qu’elle me manquait grave, elle a proposé de venir me voir. Elle portait une robe courte, rouge. Elle avait noué ses tresses en chignon mais deux tresses rebelles(ou volontairement laissées là), balayaient son visage. On s’est mis à discuter…(je t’épargnes les parties ennuyantes)…puis je me suis avancé auprès d’elles pour repousser les tresses rebelles derrière son oreille tout en profitant du geste pour caresser sa joue. Elle me fit ce sourire qui se traduit par « t’attends quoi pour m’embrasser ? »…puis on s’est mis à s’embrasser. J’ai eu du bol, crois-moi, ce sourire aurait bien pu vouloir dire autre chose ! Je l’embrassais avec douceur, comme si ses lèvres étaient fragiles. Je glissais mes doigts dans ses tresses, les libérant puis mes mains se mirent à chercher partout sur son corps des parcelles de plaisir. J’ai vite compris que je serais plus libre si elle n’avait pas ses vêtements…

Attends un peu, je dois te décrire la maison. Un petit salon avec trois canapés, une petite table. Trois tableaux accrochés au mur. Sur l’un deux, celui que je préfère est un beau paysage sauvage dans lequel se trouve une famille de tigre, la mère est celle qui a l’air de veiller sur les deux petits qui jouent devant elle et en arrière-plan, le père doit être celui qui n’en a rien foutre. Mais bon.. Il y a un couloir, sur ta droite tu as la chambre de maman, la salle de bain sur ta gauche et au fond, ma chambre.

On était assis quand on s’est mis à gouter nos lèvres. On s’est heurté contre la table quand on se rendait dans ma chambre. Elle était déjà nue quand elle se laissa tomber sur le lit. J’avais encore tous mes vêtements quand je lui suçais ses seins alternativement, d’un sein puis à l’autre ne les laissant jamais seul. Quand c’était pas ma main qui titillait sa pointe, ce sein avait ma langue qui lui tenait compagnie. Puis la main droite descendit explorer son sexe, cherchant doucement son clitoris. Je ne comprenais pas pourquoi c’était toujours à la main droite de tenir ce rôle. C’est pas bizarre, cela ? C’est un peu comme pour se masturber, c’est toujours la même main qui fait tout le boulot… On doit peut-être faire une étude pour savoir s’il existe des gens qui changent de main..(Les mecs qui changent de main, seront-ils plus nombreux que les filles ?) mais bon… je trouvais enfin son clitoris. Je le lui caressais doucement tout en abonnant le sein que je sucais,(je ne me rappelle plus lequel) pour retrouver ses lèvres… Puis elle me repoussa brusquement et me demanda pourquoi j’étais encore habillé. Elle me poussa (je dirai pas violemment vu les circonstances mais il y avait quand meme un peu de violence dans son geste) et je me retrouvai debout devant elle pendant qu’elle, elle s’assit sur le lit, défit mon pantalon et s’entreprit à me sucer. Elle me sucait terriblement bien à me faire perdre la tête. J’enlevai mon maillot pour me liberer comme si les vêtements commencaient à me peser lourd. Elle sucait et caressait ma verge comme jamais on ne m’a sucé. Je pris ses tresses entre mes mains et me mis à controler les mouvements de va-et-vient qui se faisait dans sa bouche. Elle lacha son emprise sur mon sexe, me regarda droit dans les yeux, se laissa tomber sur le lit, écarta les jambes et avait ce sourire qui disait : « tu attends quoi pour me baiser ? » Et là, pendant que j’enfilai une capote, je me disais qu’il n’y avait aucune doute, j’avais bien interprété ce sourire là…

À suivre…

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