Spleen

Il ne m’est pas toujours facile de trouver les mots justes pour traduire mon silence. Autant qu’il m’est difficile de décrire mes ombres. Pourtant, j’ai l’impression qu’une grande partie de moi est faite d’ombres. Il reste peu de soleil en moi.

Détrompez-vous.
Je ne suis pas un être triste.
Le bonheur et moi, on se cotoie.
Elle est souvent auprès de moi. Ça nous arrive de dormir sur le même lit. D’autre fois, on fait chambre à part. On se chamaille. On se bagarre. On s’aime. Parfois on fait l’amour. D’autre fois, on baise… Il m’arrive d’écrire pour elle.
Mon bonheur est une femme qui trop souvent j’attriste.

J’ai beaucoup trop d’ombres en moi que le soleil de son sourire n’arrive pas à toutes les dissiper. Je suis un homme d’ombre. Je suis un homme sombre.

Et comment apprécier la lumière aujourd’hui,  quand on s’est toujours senti dans sa peau dans le noir? J’ai déjà crié d’éteindre toutes les lumières parce que l’obscurité me sied bien. Quand on sort du noir et qu’on se prend le soleil dans la gueule, on a l’impression qu’il essaie de nous crever les yeux, non?

J’ai toujours cru en la légende.
Le soleil et la lune sont en couple. Et loin des yeux de la galaxie, ils se retrouvent assez souvent pour consommer, consummer leur amour…

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