On fait quoi pour sourire aujourd’hui

Ce soir, je n’écrirai pas seul. J’ai une bouteille de Tequila. Dommage que je dois en profiter tout seul. Je ne suis pas de ceux/celles qui trouvent la force de se souler sans compagnie. Seul, je n’ai pas le coeur à l’ivresse. Je trouve cela déprimant. Ou c’est moi qui suis tout simplement pathétique. C’est un peu comme faire l’amour, je pense. Seul, c’est bien. Mais à deux, c’est mieux. À trois et +, c’est… à vous de voir.


Ce matin, en me réveillant, je me suis demandé qu’est-ce que je fais pour sourire aujourd’hui ? Et ce soir, mon verre à la main, je n’ai toujours pas trouvé. C’est quoi une journée sans un brin de sourire ? J’aurais aimé pouvoir sortir et croiser cette inconnue au volant de sa voiture qui m’enverrait un baiser de la main accompagné de l’éclat de rire de son amie sur le siège passager à côté d’elle. Cela aurait pu faire ma journée.
Ou mieux encore. Me réveiller auprès de ma petite amie, la regarder dormir un instant. Et mon regard pesant, elle l’aurait ressenti. Et j’aurais été la première tête qu’elle verrait. Elle aurait souri. J’aurais été un tout petit peu perplexe me demandant si j’étais ridicule ou si c’était juste un geste d’amour. Mais au final, je l’aurais prise dans mes bras et me serais dit :  » je suis le ridicule le plus heureux du multivers ! »
Mais non, au lieu de ça, je me suis réveillé seul, sachant que je ne pourrais aller nulle part, me demandant ce qui aurait pu faire mon bonheur aujourd’hui.
Peut-être que sourire aujourd’hui aurait été déplacé. Comment éclater de rire quand son voisin éclate en sanglot ?
Tout ça est compliqué. C’est égoïste d’être heureux(se) seul(e) au milieu de la foule en agonie.
L’idéal serait de transformer cette foule en agonie en partouze. Il n’existe aucune raison d’être malheureux(se) en plein partouze. En fait, je crois.
Mais que faire quand on est seul chez soi ?
Je me suis soudainement souvenu de cet ami qui m’a raconté l’étrange coup d’fil qu’il a recu récemment d’une amie.

Il était tard. Il était sur le point d’éteindre la lumière de sa chambre pour se coucher quand son portable sonna. Un appel video. Il a vu le nom. Il s’est demandé pourquoi elle l’appelait à cette heure de la nuit. Cela faisait d’ailleurs un bail qu’ils ne se sont pas parlé. Il s’est demandé s’il devait décrocher ou pas. Il finit par décrocher.
_ Salut ! Je te dérange pas j’espère.
_ euh ! Pas vraiment.
Il avait envie de dire oui, un peu. Mais la façon qu’elle était presqu’à poils dans son lit, il avait carrément pas envie de mettre fin à l’appel.
_ En fait, tu vois, je me masturbais. Et seule, cela manquait d’excitation. À défaut d’avoir de la compagnie, j’aurai un spectateur.
Elle s’est fait plaisir. Là, devant la caméra. Et quand elle a joui, elle a souri et lui a souhaité une bonne soirée.

J’ai une idée. On se rencontre tous ce soir sur zoom…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s