Quête du bonheur…

C’est quand la dernière fois que tu t’es senti vivant ? C’est quand la dernière fois où pour être heureux, tu n’as pas eu besoin d’alcool, de drogue ou d’orgasme ? Est-ce que c’est possible, au moins, aujourd’hui, d’être heureux sans alcool, sans drogue ou sans orgasme ?

Sincèrement, je n’en ai aucune idée. Mais ce soir-là, j’avais tout pour être heureux : deux joints en poche, assis au bar. Comme le chantait Ed : « the club isn’t the best place to find love so the bar is where I go… » Mais il y avait un souci. Je n’ai jamais su comment il faisait le gars cool au bar dans les films qui reste calme au bar, une bière en main. Ensuite arrive la plus belle nana de la soirée et elle lui offre un verre. Ce genre de nana « macho ». C’est le genre qui est là uniquement pour pécho. Elle se sait belle. Elle se sait attirante. Elle se dit que rien ne peut résister à son charme. Et la plupart du temps, elle a raison. Elle ne se prend jamais de râteau, cette fille-là. Le genre macho, tu vois. Un peu comme ce genre de gars cool qui arrive dans une soirée, qui croit en son « sex appeal ». Il rentre. Il observe. Dès qu’il remarque la plus belle nana de la fête, il va vers elle direct, lui fait une blague avec une teinte d’humour un peu pervers et ils finiront la soirée chez lui. La différence avec entre ce gars macho et la fille « macho », c’est tout simplement qu’elle peut pécho le mec où elle veut. Elle se pointe au bar, offre parfois un verre, fait une blague légèrement cochonne et le mec est déjà prêt à la suivre partout. Elle peut le baiser dans les chiottes pourris de ce bar. Dans la ruelle derrière le bar. Sur le carrosse de sa voiture ou même dans la voiture. Et quelque rare fois, elle le ramène chez lui.  Le gars cool au bar est un mec facile. Ce soir-là, je voulais être facile. J’ai bu ma première en fumant lentement le premier joint. J’ai toujours trouvé cela cool, fumer. Le gars qui fume une cigarette est cool. Il ne s’ennuie pas. Il n’a pas besoin de compagnie. Sinon, il n’a qu’à aller vers la nana qui fume et lui demander du feu. Une meuf qui fume, c’est attirant. Comme une meuf qui porte des locks. Un gars qui fume une cigarette, c’est cool. Un mec qui fume un joint, c’est badass. Les filles, elles ont tendance à aimer les badboys. Ce soir, je me voulais cool, bad boy facile.

Je ne comptais déjà plus les bières. J’étais au second joint mais ne l’avais pas allumé. C’était mon joker. Si la fille ne venait pas, je pouvais toujours aller demander du feu. Je prenais encore une bière. Toujours pas de fille « macho ». Je n’avais peut-être pas le look qu’il faut pour être le mec cool au bar. Déçu, presqu’ivre, je m’apprêtais à partir ou à aller demander du feu, je ne me souviens plus, quand je trébuchai et fus rattraper par cette douce fille.

_ Tout va bien ? demanda-t-elle.

_ Vous en avez mis du temps !

_ Pardon ?

_ Je vous ai attendu toute la soirée. J’étais sur le point de rentrer. J’ai cru que vous n’alliez jamais venir. (j’étais donc sur le point de rentrer)

_ Vous etes ivre à ce point ?

_ Pas du tout. Venez, vous buvez quoi ? Je vais vous expliquer. L’invitant à me rejoindre au bar.

_ Vous avez bu assez, je crois. On peut sortir prendre l’air et fumer ce joint que vous tenez là.

Je l’ai suivie. J’ai suivi cette belle inconnue dehors dans le parking. J’étais un mec facile. On alla vers ma voiture, on souleva le capot pour s’assoir dans le coffre, et elle fut la première à tirer sur le joint. Quand elle laissa s’échapper la fumée de ces lèvres, j’ai trouvé cela poétique. Et sans savoir vraiment pourquoi j’ai voulu être cette fumée-là qui s’échappait doucement de ses lèvres. Puis j’ai souhaité être le joint. La laisser me prendre entre ses doigts, me porter à ses lèvres…

_ Alors, tu m’expliques ?

Elle avait cessé le vouvoiement. J’ai vécu cela comme si nous étions déjà un peu plus que juste deux inconnus qui se sont croisés dans un bar. Je lui ai tout expliqué. Elle a éclaté de rire. Puis m’a regardé et dans un sourire elle lâcha : « je te trouve cool, moi. »

_ Et je suis facile, en plus.

Elle me fit un sourire coquin etdit : On rentre chez moi ?

_ Nous avions déjà bu et pris de la drogue…

_ Il nous reste l’orgasme. T’es partant ?

_ Je l’étais dès lors que je t’ai suivie dans ce parking. Tu aurais pu me baiser là allonger sur le bitume. Mais c’est bien de t’assurer que je sois consentent. C’est important le consentement. On devait faire signer une décharge à chaque fois qu’on pécho ou l’autre déclare être consentent. Mais est-ce qu’un gars bourré peut être consentent ?

_ On ne t’a jamais dit que tu parlais un peu trop ?

_ ça doit être l’alcool.

_ Ah !

Et sous cette exclamation, elle souleva sa robe, enleva sa culotte, me prit par la boucle de mon ceinturon en me disant : maintenant t’es toi et baise-moi.

Comment désobéir à ça ?

En défaisant mon pantalon j’ai quand même ajouté : Tu sais, le bonheur, je l’ai déjà trouvé dans ton éclat de rire.

Elle me sourit en disant : Tu es charmant. Mais là tu me baises ou quoi ?

Je n’arrive toujours pas à croire que dans la seconde qui suivi, j’ai vomi sur sa robe.

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