Tous les mêmes !

Je crois dur comme fer que les expériences nous font grandir. Je savais des trucs comme tous les hommes mesurent leurs grandeurs par rapport aux sizes de leurs engins. Plus c’est impressionnant, plus ils sont fiers ; les hommes et leurs egos ! Quand ils n’ont pas la bite qu’il faut, leurs égos se renforcent selon leurs endurances. Imagine maintenant un homme avec une petite bite sans endurance… Ce pauvre sans estime de soi est dans la merde ! Bref, je suis jeune mais je connais des trucs. Je connais aussi leurs astuces. Ils commencent par t’amadouer, te dire des choses que tu connais déjà genre tu es belle etc… ma fille, si t’es pas jolie et qu’un mec te sort que tu es belle comme compliment, te fais pas avoir. C’est un mec a rembarré. C’est pas que je ne suis pas solidaire mais dans ma petite tête de femme, j’ai jamais pu comprendre une fille qui se fait baiser (dans les deux sens du terme) avec une phrase qu’elle sait dès le départ être fausse. Faut s’assumer, hein !

Le pire rencard de ma vie, je m’en souviens comme si c’était hier. Le mec, il n’était pas vraiment beau, pas laid non plus. Assez charmant, il disait les mêmes trucs mais différemment. C’était peut-être cela qui m’a attiré vers lui.  Je sortais à peine d’une rupture. Je voulais changer d’air. Il m’a paru être la bonne occasion. On s’est rencontré aux champs de mars. Je sortais du super marché tout près de l’église de la zone. Je rangeais ce que je venais d’acheter dans mon sac quand l’un des articles est tombé par terre. Je me baissais avec nonchalance pour ramasser quand mes yeux ont croisé ses beaux yeux noirs. Il s’était baissé pour prendre l’article pour moi. L’ayant remarqué, je me suis redressé. Il a fait de même, mon article toujours par terre. C’est quoi cette blague ? ai-je dit sur un ton non moins amical. Il sourit bêtement. Je m’accroupis pour prendre mon truc, il fit de même. T’es sérieux là ? Je repris sur un ton énervé cette fois. _ Désolé ma charmante dame. Tu t’es levée pendant que j’admirais ton visage. Mes yeux ont seulement suivi cette lumière qui y émanait. Tu as de beaux yeux.

_ Merci. J’ai cru un instant que tu étais tout simplement intéressé à mon rouge à lèvres.

Il sourit à nouveau et ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai remarqué combien son sourire était magnifique. Il me tendit enfin mon rouge à lèvres que je pris et j’étais déjà bien loin quand je lui ai dit merci. J’ai vite traversé la rue. Je n’ai ralenti un peu que sur la place d’en face. Je revoyais son sourire et me demandais pourquoi j’ai l’air d’avoir fui le diable. Le diable avait un sourire d’ange, en plus. J’ai vite chassé l’image du gars dans ma tête et me suis rendu tout près de l’hôpital de l’université d’état pour prendre un bus pour me rendre à Delmas. Je devais passer récupérer de l’argent que me devait une amie chez elle avant de rentrer chez moi à Cité Militaire. Environ une heure s’était écoulée depuis que j’ai quitté le super marché. Je revenais bredouille de chez l’amie. Elle n’était même pas chez elle pourtant c’était bien elle qui m’avait dit de passer. Au carrefour de l’aéroport, j’étais assise dans une camionnette impatiente qu’elle soit remplie de passagers pour que je puisse rentrer chez moi quand un mec sortit de nulle part me piétina. J’allais même pas lever ma tête de l’écran de mon portable si le con qui m’avait piétiné avait pris la peine de s’excuser. Déjà en rogne à cause de mon dû non récupéré, je cherchais le visage de cet impertinent pour lui dire une de ces phrases pimentées qu’on n’apprendra jamais à l’école quand j’ai remarqué le même sourire bête angélique du diable con de tout à l’heure.

_  Encore toi ? C’est quoi ton problème ? Tu me suis ou  t’es là pour mon rouge à lèvres. Si tu avais demandé, je te l’aurais donné au super marché même si je crois pas que le rouge t’irait bien.

_ Je voudrais seulement avoir ton numéro.

_ Tu ne connais même pas nom !

_ Je saurai ton nom quand j’enregistrerai ton numéro.

_ Tenace en plus ?

_ On ne peut pas remettre cela à plus tard, on ne va plus se revoir aujourd’hui. Autant me le donner maintenant.

Je souris et lui dictai mon numéro.

_ Et ton nom ?

_ Tu le sauras si je réponds quand tu m’écriras ce soir.

Je me demande encore pourquoi j’ai ainsi souhaité lui parler ce soir-là. Il m’a écrit, on a passé une bonne partie de la soirée à se parler. Mais j’ai vite remarqué qu’il n’était pas si différent des autres. Il voulait tout simplement un plan cul et voulait me faire croire qu’il pouvait aller me chercher le soleil si l’envie me prenait. Il était assez charmant alors je voulais voir s’il portait sa queue aussi bien que ses phrases. Alors un soir, on a eu une conversation genre :

_ Alors ça va mon mec ?

_ Ouais ! ma douce et pour toi ?

_ Ah ! Il fait tellement chaud.

_ T’es pas seule dans ta chambre ? Déshabille-toi un peu.

_ Je n’ai que ma petite culotte et j’étouffe.

 _ J’aimerais bien m’étouffer auprès de toi.

_ Tu aimerais bien me mater plutôt !

_ Et alors ? T’es ma meuf, non ?

_ Imagine-moi un peu.

_ T’avais pas à me le dire, je commence même à bander.

_ Tu vas me faire gober cela ?

_ Je t’envoie une tof.

(Photo de l’engin)

_ Pas mal, hein !

_ Tu voudrais pas l’essayer ?

Pourquoi pas, bon sang ? Il était bien monté, le mal. La nature a été généreuse avec celui-là. Et puis ça fait longtemps que j’avais pas eu une bonne baise. Et on a pris rendez-vous. Cette fois, pas dans un bar où on allait boire un verre, s’embrasser un peu. Où je lui laissais me caressais les seins dans mon corsage… cette fois, on était à l’hôtel. Je venais d’avoir mes règles, cela veut dire que j’étais dans mes journées les plus chaudes. Je veux dire cette saison du mois où ma chatte est la plus en chaleur. J’étais loin d’être une sainte n’y touche.  Je voulais qu’il me prenne dans toutes les positions possibles, de toutes les manières possibles. J’étais comme une toxico en manque de sa dope depuis des semaines. Pourtant j’étais calme. Faut jamais montrer qu’on est avide la première fois pourtant je voulais lui sauter dessus, en même temps sauter les préliminaires et me rentrer son train direct à la gare. Mais comme on dit qui va lentement arrive surement. Même si je ne suis pas sûre ça s’applique vraiment ici : baiser lentement ne garantit pas l’orgasme… On a commencé par s’embrasser. Le mec, il embrassait drôlement bien et j’adorais la douceur de ses lèvres. Il a enlevé mon maillot et mon soutien-gorge et pris mes seins dans sa bouche. Il les suçait alternativement tout en les caressant. Il glissa sa main dans ma chatte surpris de remarquer que j’avais oublié de mettre ma petite culotte. Il sourit et enfonça un doigt dans ma chatte déjà trop humide. Je m’en foutais de savoir quel doigt me donnait autant de plaisir. Je gémissais encore plus quand je sentis un second doigt rejoindre l’autre dans le va-et-vient qui se faisait en moi. Je grimpais les escaliers vers l’orgasme. Je les sautais même. Il ne me manquait que la touche finale : son engin. Prends-moi, ordonnai-je. Il enfila une capote, m’allongea sur le lit et son truc me pénétra d’un coup de rein. Et grande fut ma déception ! Il allait et venait comme s’il croyait que tout dépendait de l’épaisseur de son truc. J’ai dû comme une pute feindre des gémissements. Le con, il a duré en plus. J’ai dû vraiment feindre l’orgasme à grand coup de « Oh ! Mon Dieu ! Bon sang ! Merde ! J’arrive, Je vais jouir putain ! » pour que le mec, il éjacule. Fier, il me regarda comme s’il attendait des louanges. Bon ! J’ai préféré ses doigts. Dire que le lendemain, il a dû s’en vanter auprès de ses amis. Ah ! Ces hommes, ils sont tous les mêmes !

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